06.07.2009

Piknik avec @si & Co


Dimanche 5 juillet 2009 à Paris au jardin de l'Atlantique, perchés au dessus des quais de la gare Montparnasse....


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Sarkozy je te vois!

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Yeees we can piknik!
(Mais il faut bien ramasser derrière...)

 

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Sophie Gindensperger à la camera, un sacerdoce plus qu'un plaisir... me trompe-je?!

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Judith et une belle jambe...

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Judith...

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Et pendant que certains jouent de la guitare, Alain lui, joue du Jésus...


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Thomas lui, Ô surprise, joue du clavier...


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Justine et d'autres charmantes demoiselles...

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Thomas, mamzelle chaipaki et Justine

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Daniel Schneidermann s'est caché dans cette image, saurez vous le retrouver?



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Anne-Sophie s'est cachée dans cette image, saurez-vous aider Daniel à la retrouver?


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Don Quichotte est caché dans celle-ci....




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Et Patrice Guyot dans celle-là!


Et maintenant, nos amis les abonnés qui m'ont permis de les montrer:
(Sauf 1 à cette heure...)

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Bysonfutée et Mister Bysonfutée (Je vous zomme les papiers ID!)

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Sleepless, Harry Potter Hurluberlu, et Marcel Verplaetse


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Damien dit Le Farfadet




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Notre beau piknik


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Des pikassiettes se sont cachés dans cette image, etc...


A l'année prochaine!




20.05.2008

Omar et Fred, candidats aux régionales

Paris, mars 2004.

 Cours de photojournalisme.

Sujet de "fond": les personnalités politiques !

 

Où on nous demande de suivre un candidat aux élections régionales pendant la préparation de la campagne... oOops, pas de bol, je fais une allergie visuelle caractérisée aux politiques en général, et quand c'est des hommes en particulier... Je commençais à sentir venir la cata du zéro pointé, quand je me décidais à négocier avec le prof.

Puisque l'exercice consistait à "choper" quelqu'un d'un peu difficile d'accès et au planning fourni, et un peu connu du grand public, j'ai proposé de faire à la place du politique, la préparation d'un spectacle... de gens de Canal+ (enfin ex-Canal+ en ce temps là), Omar & Fred.

Yipee, Leonardo, mon cher prof, a accepté mon deal rapport au fait que très opportunément, l'affiche du futur spectacle d'Omar et Fred venait d'être installée dans la station de métro près de Spéos. Du sérieux quoi ! Ouf...

  

 Omar & Fred le spectacle

au Théatre du Temple, Paris XI

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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
Je me suis donc retrouvée à la dernière répèt'.... 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
 
 Et vu que j'avais pas bien choisi mon film, il n'y avait que deux rescapées, du coup, j'ai fait le soir de la première au théatre du Temple:
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© Sylvaine Le Roux 2004
  
 
 
Lui c'est Omar, l'ultra-stressé du trac :
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
 
 
 Alors que Fred, c'est tout en intériorisation:
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
 
 
 V'la Bertrand Delaire, le co-auteur:
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
 
Brigitte Tanguy, la metteur en scène & coach sportif ! 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
 
StreeeeessSSSssséééééss....... 
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© Sylvaine Le Roux 2004
  
 
 
 
Attention mesdames & messieurs, ça vient de commencer ! 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
Le DVD du spectacle est en vente... partout.
 
 
(Du coup, j'ai vu le spectacle 3 fois: la répèt', la première, et une dernière fois quand je suis passée livrer le CD des photos à l'attachée de presse !
Et bien je vous le recommande chaudement, en DVD ou en live, s'ils le rejouent un de ces 4 !) 
 
 
 
Petit bonus: 


LES MINUTES EN NOIR ET BLANC - OMAR ET FRED
envoyé par Sefyu-G8
 
 
 

18.05.2008

SylvN mercenaire en Yougoslavie, 1994

On n'est pas sérieux (se) quand on a 23 ans...

Cette année là, j'avais démissionné pour la troisième fois de la même société. La première démission c'était à Paris en 1992 et elle avait abouti, la seconde, pour les mêmes mais à Rennes avait été refusée, et cette fois là, c'était la bonne, je voulais remonter sur Paris, na.

J'ai  cru un peu naïvement que j'allais être réembauchée sur Paname, rapport au fait que j'étais très très bien vue par les deux frangins grands patrons. C'était sans compter sur la susceptibilité du directeur, qui lui commençait à trouver mon plan de carrière un peu compliqué pour sa petite tête. Il m'a donc envoyé gentiment chier.

Pour me venger d'une telle ingratitude (comment ça tu passes ta vie à me refaire des contrats et à me calculer des préavis et soldes de tout compte, flemmard, va.), j'ai fomenté un plan diabolique. J'avais une amie bretonne et néanmoins croate de père, surnommée Nuts, qui allait chaque été chez papa à Hvuar, splendide île de l'Adriatique, assez connue aujourd'hui. Cette année là, la guerre battait son plein en Bosnie et pour un Français c'était pas évident de s'y retrouver entre Bosnie, Croatie et Serbie.

Avec Nuts, on est allée faire des photos de pseudo-guerre au parc André Citroën dans le 15ème où il y a un "jardin sauvage", décor idéal pour fausses scènes de guérilla... Une fois les tirages faits, j'ai pris ma préférée et derrière j'ai recopié ce poème d'Alexandre Pouchkine:

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 © Nuts Caric 1994

 

(Extrait de "Les Tziganes", dialogue entre Zemphira et Aleko)

Zemphira:

Ami, est-ce que tu regrettes

Parfois, ce que tu as quitté?

Aleko:

Qu'ai-je quitté?

Zemphira:

La patrie, un monde, les fêtes.

Aleko:

Que regretter...? Si tu savais

L'esclavage étouffant des villes!

Derrière leurs murs élevés

Languissent des gens serviles,

Ignorant les senteurs des prés,

Comme la fraîcheur matinale,

Honteux d'aimer et toujours prêts

A délaisser leur idéal,

Trafiquants de liberté,

S'inclinant devant leurs idoles;

Argent et chaînes les enjôlent.

Qu'ai-je quitté? Des vanités,

Les tourments de la trahison,

La persécution des masses,

Des préjugés, le talion,

Un déshonneur brillant? J'en passe... 

 


 Et voilà, à l'arrivée à l'aéroport de Split, elle a collé un timbre, mis la photo dans une boîte aux lettres, et moi j'ai oublié l'histoire.

Six mois plus tard, je croise mon ancien directeur dans une rue à St Germain des Prés, et il me saute sur le poil en braillant "Ah, t'es revenue, mais t'es malade, qu'est-ce t'es partie foutre en Yousgolavie, t'aurais pu te faire tuer, t'es pas bien!"... Sur le coup j'ai pas compris de quoi il parlait, et puis ça m'est revenu... Morte de rire. Quand je lui ai expliqué que c'était une grosse blague, que c'était Nuts (Il la connaissait) qui avait posté la photo d'un endroit sûr, et que c'était juste pour le faire chier... il a été soulagé. Et il a fallu que je le lui dise que celles d'avant du Canada et du Brésil, c'était aussi les voyages de Nuts et que moi j'avais jamais bougé... (Désolée, je n'ai plus les négatifs de celles-là, peut pas vous les montrer...). A chaque fois, je me contentais de recopier un poème et je n'écrivais rien d'autre, l'adresse, un timbre local, et zou... 

Mais des années après, quand j'ai vu Amélie Poulain et le nain de jardin de son père qui voyageait avec la cop's, ça m'a furieusement rappellé mes blagues!

12.05.2008

France, terre chrétienne ? J'avais pô remarqué.

Décembre 2003, Musée du Louvre.

Commande fictive pour les vraies évaluations du cours de photojournalisme lors de ma formation:

"Un magazine français vous commande une série de 8 images pour un reportage sur le musée du Louvre, à destination des touristes étrangers (sic). Dans ces 8 images il faudra obligatoirement: une vue de l'extérieur et une photo de la Joconde."

Jusque là, rien de très excitant. En fait la vraie Joconde était partie se refaire une beauté et son clone était au fond d'un couloir de l'aile des classiques italiens. En remontant la galerie j'ai bien cru que j'avais la berlue, un type se baladait avec un sweat-shirt à message euh... décalé, et passait devant un tableau particulièrement bien assorti. J'ai vite fait une photo au vol, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il était pressé. Je savais que le résultat serait mauvais. La voili:

 

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© Sylvaine Le Roux 2003 

 

 

 

Alors je suis allée vois Monna Lisa, un peu déçue mais bon... Au retour je me suis fait réquisitionner par un couple de japonais à base de  "would you take a picture of us with our camera please?", Aligato, etc...

 Et voilà que je revois mon type à message au moment où il repasse devant le fameux tableau. Là, j'avoue, je suis allée le voir et je lui ai demandé "Can I take a picture of you watching this painting?".

A quoi il a répondu: "Beuh...euh, j'parle pô anglais, d'solé." Well, du coup on l'a fait en VF !

Des fois au Louvre, il y a des français de style grunge metal hardcore qui viennent faire des longueurs de galerie rien que pour mes yeux... coOol...

 

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© Sylvaine Le Roux 2003
 
 
Je n'ai pas osé l'inclure dans ma série de 8, mais je l'ai glissée en "extra". Mon prof m'a demandé :"pourquoi cette autocensure?"

A votre avis ???

Et ben non... Comment ça non ?

Je ne l'ai pas mise dans mon reportage, parce que ce n'était pas une photo "naturelle", rapport au fait que j'ai dû arrêter le gars et le faire poser. Ethique, et toc ! Maintenant, ça change rien au fait que personne ne veut me croire quand je dis que je ne connaissais pas cette personne avant de passer devant ce tableau ! (Sauf mes proches à qui je fais des plans "probabilité 0,001 %" assez fréquemment...)

(Extraits de ma série sur le louvre : http://www.myspace.com/sylvaineprod Diaporama n°2 : Photography ... Documentary ... Street life ... Paris ... People ...)

 

 

18.04.2008

Paolo Roversi, prof de studio.

Spéos 2003. L'année où j'ai fait mon école de photo fut aussi celle où Paolo Roversi, un de mes photographes préférés s'est toqué de devenir prof de studio. Devinez quelle école il a choisi... Voui, la mienne! Il a débarqué en octobre, c'était la surprise du chef, le cadeau bonus...

Un petit aperçu de son travail:

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© Paolo Roversi 
 
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© Paolo Roversi
 
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© Paolo Roversi
 

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© Paolo Roversi
 
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© Paolo Roversi
 
 
Bon, j'adoOore, voilà, pas objective.
 
 

 
Forcément, vu que chuis reporter dans l'âme (plus que rat de studio, mais bon...) j'ai pas pu m'empêcher de mitrailler pendant le cours, alors voilà l'envers du décor:

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© Sylvaine Le Roux 2003
 
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© Sylvaine Le Roux 2003
 
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© Sylvaine Le Roux 2003
 
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© Sylvaine Le Roux 2003
 
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© Sylvaine Le Roux 2003
 
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© Sylvaine Le Roux 2003
 
 
(Le modèle est une des élèves, Natalia Ortega  . )
 
Une fois il nous a demandé d'apporter une photo sur le thème de la peur. Natalia, qui est Colombienne, a fait une photo en noir et blanc où on voyait les pieds ligotés d'un homme, assis sur un lit en fer avec une vieille couverture. PR s'est demandé à quelle type de peur ça faisait référence, et elle lui a répondu, la peur du kidnapping, les FARC quoi, la plupart des otages sont "économiques" et non politiques.

Moi, j'avais ramené une  photo datant de 1993, un vieux tirage maison pourri d'époque. Ça ne l'a pas dérangé et il lui a même trouvé de l'intérêt.... Waouw, je me la suis pétée au moins deux minutes!

  

C'était cette photo:
 
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© Sylvaine Le Roux 1993
 
 
Derrière le masque se cache un copain de lycée, qui est successfull sculpteur aujourd'hui, et expatrié à Bruxelles (petit veinard).
Voili où voir ses œuvres: Site ouèbe de Benalo
 

14.04.2008

Quoi ma gueule...

Attention, c'est flippant!

 

Ce que les autres voient:

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Ce que je vois dans le miroir:
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Si j'étais symétrique avec ma moitié gauche:
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Si j'étais symétrique avec ma moitié droite:
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Voilà, la moitié gauche, c'est Papa, la moitié droite, c'est Maman... Ils étaient rarement d'accord, ça se voit jusque sur ma gueule (à l'heure du " à qui ressemblera-t-elle?") 
 
 
 

 

13.04.2008

Chirurgie photoshopique.


 Photo originale réalisée en studio, autoportrait.

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© Sylvaine Le Roux 2004

 

Version retouchée avec photoshop® 

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 © Sylvaine Le Roux 2004
 
 
Bon, en vrai j'ai pas blonde et je suis 37 ans. 

 

03.02.2008

Les risques du métier.

part 1 

Non, croyez-moi, photographe ce n'est pas un métier de tout repos.  Il y a ceux qui vont se faire molester à Sharm-El-Sheik, kidnapper au moyen-orient, mais parfois à Paris ça craint aussi...

 Ma première agression s'est produite lors d'un reportage de mariage, je me suis fait attaquer par un redoutable traître. Au premier coup d'œil, on aurait dit un petit papi inoffensif, tout tremblotant sur ses vieilles gambettes, la main crispée sur sa canne et avançant à la vitesse de l'escargot... Mais tout à coup, il s'est pris de passion pour moi et a décidé de venir me compter fleurette. Et en fait il avançait beaucoup plus vite que prévu.

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© Sylvaine Le Roux
 
J'ai réussi à esquiver, heureusement. Et sa charmante épouse que l'on voit à l'arrière plan à droite m'a juré que je risquais rien... Au moment de la livraison des photos, celle-ci faisait partie des préférées des mariés ! En fait ils m'avaient choisie pour mon regard un peu...décalé !

 

 

 

 

 Les risques du métier.

 part 2 

 

 

  Autre attaque et pas des moindres, Paris Plage 2006 .

Pour ceux qui n'étaient pas à Paris cet été là, il a fait un temps de merde, pour rester polie. J'étais passée voir ce que je pouvais faire comme photos avec un sujet comme ça. C'était l'année spéciale Tahiti. Je venais de me prendre un appareil numérique (avec le zoom qui le fait bien et son méga pare-soleil) ENORME, genre photographe de guerre ! C'était un jeudi, il faisait un temps couvert mais à peu près sec et surtout,il n'y avait pas grand monde. J'avais déjà pris quelques photos du village Tahitien mais vu qu'il ne se passait pas grand chose, j'attendais le début d'un petit spectacle qui commençait une 1/2 h après. Et puis j'ai vu un peu plus loin un des danseurs pas encore en tenue mais déjà maquillé-coiffé, dans un coin et qui faisait des dessins traditionnels (au feutre !) sur le bras d'un gamin. Je me suis approchée, et j'ai demandé à la femme qui était près du gosse si je pouvais le prendre en photo... Sauf que ce n'était pas le sien ! Et là le Tahitien regarde mon gros NIkon™ et me demande pourquoi je fais ces photos. Moi, y a des fois comme ça, en phase d'impro, si on m'ecrit pas les questions à l'avance je sais pas quoi dire ! Là je lui réponds que je ne sais pas encore, on verra selon ce que ça donne. Sincère mais maladroit !  Du coup v'là qu'il me dit que non, je ne peux pas le photographier là, que j'ai qu'à attendre le spectacle pour ça. A quoi je lui réponds que non merci, s'il veut des photos du spectacle il n'a qu'à me les commander !  (J'ai longtemps hésité à embrasser une carrière diplomatique...)

    Je me suis éloignée en tirant une gueule, et lui jetant un œil noir (que j'ai plutôt vert par ailleurs). Et puis j'ai vu un autre photographe avec le même engin que moi s'approcher du gusse, tenter le shoot spontané et se faire reprendre itou. Sauf que lui, chais pas ce qu'il a répondu, mais il a gagné le droit de bosser ! Et que je t'ai jeté un œil goguenard au Tahitien, façon "ben fallait le dire que tu préférais les hommes, pffff, même pas mal !". Et que je te tourne fièrement les talons ! Non mais !

 

   V'là que j'entends brailler "Hey, c'est bon tu peux venir". Je me retourne, vaguement incrédule, mais à qui parle-t-il donc c'te s'pèce di souvage ? Et pour me confirmer que c'était bien moi qu'il appelait, il a piqué l'épée en plastique du gamin et:

 

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© Sylvaine Le Roux
 

Plus de doute, il me voulait ! Et en fait il rendait pas si mal que ça le bougre. Un vrai caractère de bigouden par contre: un peu rude au premier contact mais un cœur gros comme ça en dessous. D'ailleurs c'était un vrai bouffon avec les gosses, ça ne trompe pas...

 

 

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© Sylvaine Le Roux

 

 

Je ne lui ai pas demandé son nom, je l'ai baptisé Jeudi.

 

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© Sylvaine Le Roux

 

31.01.2008

Les mouches ...

Paris, le Dimanche 11 novembre 2007, manifestation de soutien aux familles de mal logés qui occupaient la rue de la banque depuis plusieurs semaines. Le cortège avait démarré devant la bourse de Paris, avec Augustin, Olivier, Josiane, Carole et les autres et remontait la rue Réaumur, avec vot' serviteuse et son équipement de photoreporter. Un peu avant d'arriver bd de Strasbourg, je passe devant la tête de manif en profitant d'une voie parallèle et voilà que je tombe sur deux SDF en pleine sieste sur leur grand trottoir. Je vois déjà la photo, les gars au sol, les drapeaux du DAL,les locaux à louer dans la rue... Et puis non, trop banal, trop facile, trop naze. J'hésite, je reviens sur mes pas et puis j'en fait une quand même. D'ailleurs ça se sent, je suis très loin. Et puis une deuxième mais sans conviction. En fait il y avait en tout une dizaine de reporters, dont une seule femme (avec moi ça en faisait 2).  

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Evidemment ça n'a pas loupé, quand le gros de la troupe s'est pointé, ils ont fondu sur l'aubaine du cliché ... cliché! Ça me fait un peu bizarre de dire ça parce que je suis sensée en être aussi mais ce côté mouche à merde c'est pathétique ! 

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Je vous rassure tout de suite, les deux dormeurs du sol ne se sont pas réveillés, tout ce barouf leur est passé à côté. Le dimanche c'est ce jour qui suit le samedi soir, sauvés par le sommeil du juste !
Quant à moi, je n'ai pas vu les photos des collègues dans la presse pour juger de la formidable originalité de leur point de vue sur le choc de la misère ordinaire. Mon reportage est à voir ici :
(Avec MA version, non présentée ici de LA scène si symbolique...)

Mon royaume pour un cheval !

Ballade à cheval dans les Alpes, juillet 2006...

Tiens, tout le monde s'arrête ? Le cheval de la patronne nous fait sa pause pipi. Et vl'à que les deux autres derrière lui enchaînent...

J'avais mon téléphone à photo sur moi, et voilà! Ça a un peu l'air d'une figure de dressage, non?

Henri Cartier-Bresson appelait ça l'instant décisif, être au bon endroit, au bon moment, et surtout... déclencher !

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© Sylvaine Le Roux
 
Merci les gars...d'ailleurs une fois rentrés à la maison, Apache (ma fringante monture) en riait encore !
 
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© Sylvaine Le Roux
 
(Alors vu d'en haut il est un peu tassé, mais en vrai il est jeune, grand, beau et fort. Mais surtout heu-reux ! Ces chevaux là sont bien mieux traités que les employés de chez renault, on y a perdu avec la vapeur... Et à Paris on a des 4x4, cherchez l'erreur !!)