26.02.2008

Chinatown, Paris XIIIéme

Nouvel an Chinois, 22 janvier 2004

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© Sylvaine Le Roux  2004
 
 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
  
 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 
 
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© Sylvaine Le Roux 2004
 
 

24.02.2008

Toilettes publiques

Paris Plage
 
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© Sylvaine Le Roux 2006 
 
 
 
La Cinémathèque, Paris
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© Sylvaine Le Roux 2007
 
 

Night and day

Vue de Paris, Le Marais, quelques mètres au dessus du sol.
 
 
Un vendredi en journée
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© Sylvaine Le Roux 2006

 
  Un vendredi en soirée
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© Sylvaine Le Roux 2006

05.02.2008

Momo + X = Y

Parmi mes marottes, mes obsessions et autres idées fixes, j'ai la manie de faire faire des petits à des gens ... C'est à dire, en quelque sorte du morphing imaginaire. Ou, si ça vous parle plus, des entre-deux. Ou encore des additions de physiques... Des moitiés de avec des moitiés de... Vu que j'ai la vision quelque peu déformée, je ne sais pas si les zautres voient la même chose que moi.

En la matière mon meilleur client c'est Mohammed Ali.

Dernièrement, comme pas mal d'entre vous, j'ai trouvé une ressemblance entre lui et le jeune tennisman français Jo-Wilfried Tsonga.  Sauf que je n'en suis pas restée là. Jo-Wilfried, je lui trouve aussi un je-ne-sais-quoi de Manaudou... Laure, par exemple mais ça peut aussi marcher avec son frère Nicolas, pour ceux qui l'ont vu dans les JT quand il a été son entraîneur, il se ressemblent énormément !

En images ça donne ceci: 

 

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 1 & 2 & 3: DR

 

( Même si, dans ce cas précis, l'impression de "ressemblance" avec Laure Manaudou est plus au niveau du charisme que du physique à proprement parler, d'où le fait que je ne suis pas très convaincante avec cet exemple ! Mais là où ils pareils tous les trois c'est au niveau du potentiel sportif et des résultats,jusque là, pour les deux premiers...)

 

 

Autre exemple, un peu plus ancien, équation à 2 inconnus :


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1:©William Klein                               2 & 3:© Sylvaine Le Roux
 

 Bon, là ça marche un peu mieux!

Pour la petite histoire, j'avais eu l'idée d'une photo qui était sensée être la synthèse d'une de Mohammed Ali, vue dans un numéro du Monde 2, assez ancien, et d'une (qui n'est pas celle-ci) du gusse du milieu qui était en fait mon coloc' à ce moment là. Idée surgie dans mon cerveau tordu en 2000, tout rond. Et je m'étais fait une image tellement précise du type qu'il me fallait, que je ne pouvais pas la faire du tout ! Casting impossible, il fallait être pile-poil entre Momo et Toto, autant dire que c'était pas gagné d'avance.

 

(à suivre...) 

03.02.2008

Les risques du métier.

part 1 

Non, croyez-moi, photographe ce n'est pas un métier de tout repos.  Il y a ceux qui vont se faire molester à Sharm-El-Sheik, kidnapper au moyen-orient, mais parfois à Paris ça craint aussi...

 Ma première agression s'est produite lors d'un reportage de mariage, je me suis fait attaquer par un redoutable traître. Au premier coup d'œil, on aurait dit un petit papi inoffensif, tout tremblotant sur ses vieilles gambettes, la main crispée sur sa canne et avançant à la vitesse de l'escargot... Mais tout à coup, il s'est pris de passion pour moi et a décidé de venir me compter fleurette. Et en fait il avançait beaucoup plus vite que prévu.

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© Sylvaine Le Roux
 
J'ai réussi à esquiver, heureusement. Et sa charmante épouse que l'on voit à l'arrière plan à droite m'a juré que je risquais rien... Au moment de la livraison des photos, celle-ci faisait partie des préférées des mariés ! En fait ils m'avaient choisie pour mon regard un peu...décalé !

 

 

 

 

 Les risques du métier.

 part 2 

 

 

  Autre attaque et pas des moindres, Paris Plage 2006 .

Pour ceux qui n'étaient pas à Paris cet été là, il a fait un temps de merde, pour rester polie. J'étais passée voir ce que je pouvais faire comme photos avec un sujet comme ça. C'était l'année spéciale Tahiti. Je venais de me prendre un appareil numérique (avec le zoom qui le fait bien et son méga pare-soleil) ENORME, genre photographe de guerre ! C'était un jeudi, il faisait un temps couvert mais à peu près sec et surtout,il n'y avait pas grand monde. J'avais déjà pris quelques photos du village Tahitien mais vu qu'il ne se passait pas grand chose, j'attendais le début d'un petit spectacle qui commençait une 1/2 h après. Et puis j'ai vu un peu plus loin un des danseurs pas encore en tenue mais déjà maquillé-coiffé, dans un coin et qui faisait des dessins traditionnels (au feutre !) sur le bras d'un gamin. Je me suis approchée, et j'ai demandé à la femme qui était près du gosse si je pouvais le prendre en photo... Sauf que ce n'était pas le sien ! Et là le Tahitien regarde mon gros NIkon™ et me demande pourquoi je fais ces photos. Moi, y a des fois comme ça, en phase d'impro, si on m'ecrit pas les questions à l'avance je sais pas quoi dire ! Là je lui réponds que je ne sais pas encore, on verra selon ce que ça donne. Sincère mais maladroit !  Du coup v'là qu'il me dit que non, je ne peux pas le photographier là, que j'ai qu'à attendre le spectacle pour ça. A quoi je lui réponds que non merci, s'il veut des photos du spectacle il n'a qu'à me les commander !  (J'ai longtemps hésité à embrasser une carrière diplomatique...)

    Je me suis éloignée en tirant une gueule, et lui jetant un œil noir (que j'ai plutôt vert par ailleurs). Et puis j'ai vu un autre photographe avec le même engin que moi s'approcher du gusse, tenter le shoot spontané et se faire reprendre itou. Sauf que lui, chais pas ce qu'il a répondu, mais il a gagné le droit de bosser ! Et que je t'ai jeté un œil goguenard au Tahitien, façon "ben fallait le dire que tu préférais les hommes, pffff, même pas mal !". Et que je te tourne fièrement les talons ! Non mais !

 

   V'là que j'entends brailler "Hey, c'est bon tu peux venir". Je me retourne, vaguement incrédule, mais à qui parle-t-il donc c'te s'pèce di souvage ? Et pour me confirmer que c'était bien moi qu'il appelait, il a piqué l'épée en plastique du gamin et:

 

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© Sylvaine Le Roux
 

Plus de doute, il me voulait ! Et en fait il rendait pas si mal que ça le bougre. Un vrai caractère de bigouden par contre: un peu rude au premier contact mais un cœur gros comme ça en dessous. D'ailleurs c'était un vrai bouffon avec les gosses, ça ne trompe pas...

 

 

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© Sylvaine Le Roux

 

 

Je ne lui ai pas demandé son nom, je l'ai baptisé Jeudi.

 

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© Sylvaine Le Roux

 

02.02.2008

De l'inconvénient d'être androgyne.

Le Marais : quartier Parisien composé d'une mosaïque de ghettos .

    Où, l'on trouve en fait les ennemis naturels des réactionnaires incultes type adolf hitler, c'est à dire: les Juifs, les Homosessuels mâles et femelles, les Bobos (gauchistes ayant un pouvoir d'achat de droitiste), et les étrangers en général (avec visa touristique).  Ça fait partie du charme du quartier.

   Malheureusement pour moi, j'oublie régulièrement le concept du code vestimentaire, et j'ai une tendance assez marquée à me sur-adapter à mon environnement (inconsciemment).  En fait en tant que femme hétéro je devrais avoir les cheveux longs, frétiller des paupières dès que je vois passer une bête à couilles (mâle hétéro, mal habillé et insignifiant),  en remuant du popotin, tout ça pour me conforter dans l'idée que j'ai raison de me ruiner en fringues de fabrication dé-localisée et en cosmétiques testés dans des yeux de lapin, faits à base de gras de baleine pêchée au harpon. Il paraît que c'est ça être une femme. Or, depuis que j'occupe ma chambre de bonne (au black, à un prix "je vous dit pas c'est indécent"), dans ce joyeux quartier, on me prend régulièrement pour ce que je ne suis pas.

    Tout a commencé à cause d'un mauvais coiffeur (pléonasme) qui a cru qu'il allait réussir à savoir mieux que moi comment gérer mon capital capillaire. Il a donc fait le contraire de ce que je lui avais demandé, résultat je me suis retrouvée avec une choucroute improbable et insupportable. Or je consacre (hors shampoing) 5 min maxi à ma coiffure du matin. Surtout pas 1/2 heure à me battre avec un pot de gel qui de toute façon et quoiqu'ils en disent, va coller et m'empêcher de me laisser aller à ma tricotomanie. Vu que je venais de perdre mon frère aîné dans des circonstances assez sordides, j'étais pas d'humeur du tout à me prendre la tête avec mon apparence. Voulant éliminer le problème de façon durable, je me suis tout simplement rasé le crâne...

   Question pratique c'était une réussite totale... vu de chez moi. Mais une fois dans la rue, je me suis rendue compte qu'aux yeux du monde j'étais devenue lesbienne hardcore ! A partir de là, je ne pouvais plus passer une journée sans me prendre au moins une réflexion homophobe. A 100% proférées par des hommes... LAIDS ! Pas un seul bô gosse, pas une seule femme, non, que des tromblons, des thons, des vieux gros moches dégarnis, la lie de la virilité. Avec, couleur locale oblige, un pourcentage impressionnant de Juifs pied-noirs... Solidarité entre communautés victimes du nazisme? Que dalle. Sauf ceux de la communauté dans la communauté, les Loubavitch ! Ce sont ces Juifs tirés à quatre épingles, chemise blanche, pantalon et veste noirs, casquette de base-ball foncée ou Kipa, et leurs dames à perruques et jupe large à mi-mollet. Jamais, au grand jamais aucun d'entre eux ne m'a calculée. Alors que les autres se permettaient de faire des bruits bizarres avec leur bouche... J'ai mis un peu de temps à comprendre qu'ils mimaient un cunnilingus, tellement c'était mal imité !!! De toute évidence ils n'y connaissaient rien . Faut-il préciser que les vraies lesbiennes, qui se reconnaissent entre elles sans problème, ne m'ont pas spécialement jaugée.

   Le temps a passé, mes cheveux ont un peu repoussé, et j'ai dû me remettre aux casquette-foulard-etc cache-afro. Voui, je frise, je crèpe, j'électrise, bref, je  dois tricher ! Vu que j'ai le morphotype de l'androgyne, on a commencé à me prendre pour un mec, et là on ne traitaît plus de lesbienne mais de pédé (quand j'avais la casquette) ! Et même une fois avec le foulard je me suis pris des insultes islamophobes! Haîssez moi, j'aime ça...  La seule constante, c'est qu'on me prend pour tout, sauf ce que je suis ! Encore que, on ne m'a jamais prise pour une Noire ou une Asiatique, ça manque sur mon CV...

   Mais le moment le plus savoureux, ça a été un jour où j'avais: casquette noire, chemise noire, jean et tropéziennes aux pieds et que deux jeunes (± 25 ans) Loubavitch (s) sont venus vers moi, une première, et que l'un d'entre eux m'a dit " Bonjour, je peux vous poser une question?" ... "oui" ai-je répondu. Et là il me demande (sérieusement !) "Est-ce que vous êtes Juif?" ... A mon œil bête, celui qui n'avait pas encore parlé a compris l'erreur et a failli rigoler . A l'autre j'ai répondu " Ben, euh, non en fait je suis catholique...femelle ! ". Là dessus il s'est confondu en excuses, m'a souhaité un bon week-end (c'était un vendredi), je lui ai rendu la politesse et chacun a repris sa route. Moi, j'étais ... perplexe. Il paraît que dieu reconnaît les siens, je commence à avoir peur qu'il se plante avec moi lui aussi. Si tu me lis, j'ai été baptisée à l'insu de mon plein gré, je pèche à chaque jour que tu fais, et je n'ai pas l'intention de me faire pardonner.